Les Merveilles de la science/Machine électrique (French Edition)

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Naturwissenschaft

L’histoire des sciences ressemble à celle des nations. Si les annales des peuples nous montrent quelques-unes de ces périodes brillantes, dans lesquelles les événements semblent se réunir et se presser, comme pour ajouter à la gloire, à la renommée d’un empire, on trouve aussi dans les fastes des sciences quelques-unes de ces époques privilégiées où le nombre, l’importance et la grandeur des découvertes, jettent le plus vif éclat sur le temps qui les vit naître.

C’est une période de ce genre que parcourait la physique naissante au milieu du siècle dernier. En 1746, un physicien de la Hollande avait découvert l’appareil célèbre connu sous le nom de bouteille de Leyde, et les merveilleux effets de cet instrument produisaient en Europe une impression extraordinaire. Toutes les académies, toutes les sociétés savantes, suspendirent leurs travaux habituels, pour s’adonner à l’étude des phénomènes électriques, à peine connus jusque-là. Les nouvelles découvertes sur l’électricité, n’avaient pas tardé à pénétrer jusqu’au vulgaire, dont elles frappaient l’imagination, et les personnes les plus étrangères aux sciences étaient aussi les plus empressées à rechercher le spectacle de ces curieux phénomènes. Des démonstrateurs ambulants allaient de ville en ville, colportant dans tous les pays l’expérience du choc électrique, et trouvaient leur bénéfice à cette propagande banale de la nouveauté scientifique. Les princes et les grands, si peu soucieux d’ordinaire de ce genre de faits, en avaient été les premiers témoins ; car c’est dans le palais du roi de France et en présence de toute sa cour que l’on avait vu répéter, pour la première fois, l’expérience de la chaîne électrique.

Par quelle série de circonstances, l’étude de l’électricité, languissante jusqu’à cette époque, avait-elle conduit les physiciens à la découverte qui agitait tant d’esprits ? Quels travaux précurseurs l’avaient préparée ou annoncée ? Quelle devait être son influence sur les progrès généraux des sciences ? C’est ce que nous allons exposer, en remontant à l’origine des premiers travaux sur l’électricité, pour suivre jusqu’à des temps voisins de notre époque, la série des découvertes postérieures qui ont révélé dans le fluide électrique tant de propriétés remarquables, et qui, de nos jours, sont devenues la source d’un nombre infini d’applications.

On dit, et l’on répète depuis bien longtemps, que la découverte des premiers phénomènes électriques appartient aux anciens. Ce fait, que l’ambre jaune, après avoir été frotté, attire vivement tous les corps légers et secs, était connu dans l’antiquité. Personne n’ignore que c’est du mot grec ???????? (ambre jaune) que la science de l’électricité a tiré son nom. Mais toutes les connaissances des anciens sur l’électricité, se sont réduites à la simple notion de ce fait. Thalès, philosophe grec, qui vivait environ 600 ans avant Jésus-Christ, signala l’existence de ce phénomène dont il donna une explication à la manière antique. Selon ce philosophe, l’ambre était doué d’une âme, et il attirait à soi les corps légers « comme par un souffle?[1]. »…


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